Le « Yamba », un business lucratif en Casamance

Située au Sud du Sénégal, la Casamance est réputée pour la fertilité de ses terres. Une région dont les cultures comme le riz, les céréales, l’anacarde, le mil, le mais sont très prisés. Chose surprenante, dans cette région Sud du Sénégal principalement dans les îles Karones situées au Nord de la région, les insulaires de la localité cultivent le cannabis. Comme nous l’apprend nos confrères du journal « Le Monde », les villageois de ce coin reculé et difficiles d’accès (À cause de la mangrove qui y est en abondance et des caïmans), ont opté pour la culture de cette plante pourtant interdite au Sénégal. En effet, si on se réfère à l’article 328 du code pénal sénégalais où il stipule « Nonobstant les dispositions particulières portant réglementation du commerce, de la détention et de l’emploi des substances vénéneuses, seront punis d’un emprisonnement de trois mois à cinq ans et d’une amende de 180.000 à 1.800.000 francs, ceux qui, sans autorisation, auront cultivé, détenu, transporté, distribué, mis en vente tous produits qualifiés stupéfiants et notamment le chanvre indien dit « yamba ». ». Ce qui ne semble pas les dissuader, tant l’activité est lucrative. Dans ce village, Le « yamba » se vend entre 15 000 et 30 000 Francs le kilo, des sommes qui selon les Karoninka (Nom des habitants de Karones), permettent de joindre les deux bouts. Pour vendre leur récolte (yamba), les agriculteurs ne se déplacent pas mais ce sont les clients qui viennent chercher le produit à bord de pirogues.
Une négligence judiciaire
Bien que ce soit un business juteux le village, il n’en demeure pas moins illégal. C’est ce que rappel Matar Diop, contrôleur général de la police et membre du comité interministériel de lutte contre la drogue « la Casamance n’est pas une zone de non-droit. Les cultures illicites de cannabis qui y sont découvertes font l’objet de destruction par les forces de défense et de sécurité ». Une déclaration qui semble ne pas avoir de suivi, car d’après les villageois, cela fait des lustres qu’ils n’ont pas vu la présence des forces de l’ordre. Selon le maire de Kaffountine Victor Diatta interrogé par la chaîne française AJ+, cette situation s’explique par la complexité d’accès au village « Il est facile pour les forces de l’ordre d’intervenir dans les autres endroits, mais pas au niveau des Îles car l’accès est difficile » dit-il. Avant de poursuivre : « Ce qui fait en sorte que ces cultures déviantes se développent facilement ». Ces iles de Karones sont devenues célèbres grâce au cannabis. Reste à voir la réaction des autorités en charge de la lutte contre la drogue. Selon les villageois, la dernière présence policière remonterait aux années 80.

Al Capone

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