La liste rouge des animaux en danger au Sénégal.

De nombreuses espèces animales se retrouvent sur la liste des animaux en danger depuis des années. Destruction de leur habitat, chasse effrénée, braconnage entre autres ont réduit les cohortes animales de façon drastique. Et la faune sénégalaise n’échappe pas à cette tendance générale, il en existe bon nombre qui tend à disparaître. C’est ce que nous apprend le site Especes-menacees.fr, qui est un portail consacré aux espèces et animaux en voies de disparition. Il nous présente quelques animaux en danger au Sénégal à savoir :

Le grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) est la plus grande des neuf espèces de requins-marteaux recensées à ce jour dans le monde. Victime du « shark finning » ou « pêche à l’aileron », ses effectifs déclinent rapidement

Le lycaon ou chien sauvage d’Afrique est un mammifère carnivore mesurant environ 70 cm au garrot pour un poids allant de 20 à 30 kg. Sa longueur varie de 60 à 100 cm, ce à quoi il faut ajouter une queue d’une trentaine de centimètres.

Lycaon

Le faux gavial d’Afrique, également appelé crocodile à nuque cuirassée, est l’un des crocodiles les moins connus du monde. Jusqu’en 2014, l’Union internationale pour la conservation de la nature ne pouvait se prononcer sur la santé de l’espèce et la classait dans la catégorie « Manque de données » . Elle est désormais classée en danger critique d’extinction.

Le chimpanzé est le plus proche parent de l’Homme : 98% de ses gènes sont identiques aux nôtres. Capable de concevoir et d’utiliser des outils, il fait partie des espèces animales les plus intelligentes peuplant notre planète.

La baleine bleue, aussi appelée rorqual bleu, est le plus gros animal de la planète. Alors que 250 000 spécimens nageaient dans les eaux du globe au début du XXème siècle, la pêche à la baleine a pratiquement mené l’espèce à l’extinction dès les années 1960. Selon l’UICN, l’espèce est aujourd’hui « en danger » d’extinction.

Le mérou goliath, est l’un des plus gros poissons du monde. Super prédateur lent et massif, il était encore très répandu au début des années 1970. Notamment victime de la pêche de loisir, ses effectifs ont ensuite diminué de 80% en l’espace de trois générations.

Le vautour à tête blanche est l’un des quatre vautours africains classés en danger critique d’extinction. La triste particularité du vautour à tête blanche est la rapidité de son déclin. En 2007, le monde scientifique le considérait encore comme vulnérable.

La gazelle dama est la plus grande des gazelles du monde. Elle fait partie de la catégorie des espèces en danger critique d’extinction

On y retrouve plusieurs espèces animales menacées dont le guépard, le lion d’Afrique. Et pourtant, le Sénégal dispose de parcs naturels tels que le parc de Hann, la réserve de Faune du Ferlo Nord ou encore le parc National du Niokolo-Koba

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Un vide juridique

Le Sénégal ne semble pas être un bon exemple dans la préservation de ces espèces. Ces animaux en voies de disparition, bien qu’ils participent à la beauté du paysage naturel du pays, ne bénéficient pas de lois spécifiques assurant leur protection. Puisque le code pénal sénégalais ne s’y penche pas convenablement. Il ne consacre qu’un seul article aux animaux. Il s’agit de l’article 12 qui protège beaucoup plus les animaux domestiques et apprivoisés que les animaux sauvages et les peines encourus vont d’un à 30 jours d’emprisonnement accompagné d’une amende allant de 200 à 20 000 Francs. Il stipule que : « Ceux qui, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou inobservation des règlements, auront involontairement causé la mort ou la blessure des animaux ou bestiaux appartenant à autrui;

2) Ceux qui auront exercé sans nécessité, publiquement ou non, de mauvais traitements envers un animal domestique ou apprivoisé, ou tenu en captivité; en cas de condamnation du propriétaire de l’animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal pourra décider que l’animal sera remis à une œuvre de protection animale reconnue d’utilité publique ou déclarée, laquelle pourra librement en disposer.».

Le Sénégal avait lors de la réunion internationale sur la pêche à Majorque (Espagne) au mois de Novembre dernier, avait mis sur la table une proposition visant à protéger les requins-taupes bleus victimes de surpêche. Ce phénomène est dû à une convoitise venant des pays asiatiques, qui affectionnent les ailerons de ce mammifère marin. Même le code de l’environnement n’assure pas une grande protection de ces espèces que certaines générations futures ne verront pas. Le code parle d’ « Équilibre écologique” en le définissant comme « le rapport relativement stable existant entre l’homme, la faune et la flore, ainsi que leur interaction avec les conditions du milieu naturel dans lequel ils vivent ». Ce qui reste encore vague pour prendre en compte ce problème sérieux.

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