L’armée française « travestit » l’AIBD en aéroport militaire

L’aéroport international de blaise Diagne n’est pas uniquement pour les vols civils. Comme son nom ne l’indique pas, il est utilisé à la fois par des avions militaires et civiles, si on croit le portail d’information https://www.defenceweb.co.za/, qui traite essentiellement des sujets en lien avec la défense et la sécurité. Le site révèle que plusieurs travaux de modernisation ont été effectués récemment par des ingénieurs de l’armée  à l’aéroport international de Blaise Diagne, lequel va devenir prochainement le principal point de  transit des forces françaises dans la région. Environ 6 000 tonnes de matériaux ont été  utilisées dans la construction  ou l’aménagement d’une piste de 4 Km pour permettre aux appareils militaires français d’atterrir et de décoller à l’AIBD. Il faut noter que la France compte environ 4 000 soldats déployés autour de la région du Sahel pour lutter contre le terrorisme et d’autres menaces notamment au Mali, rappelle le site.

Une menace sur l’AIBD

Un autre chantier, le groupement aérien d’appui aux opérations (GAAO), une unité de l’Armée de l’air française, prévoit la  construction de nouveaux bâtiments afin de pouvoir accueillir les avions militaires qui feront escale à Dakar, ajoute la même source qui s’abstient, toutefois, de commenter les possibles « contrariétés » qui pourrait nuire  à la rentabilité et à la crédibilité de la compagnie aérienne sénégalaise. En effet, du fait de leur statut d’avions militaires, les appareils de l’armée française qui ne sont pas tenus de respecter les créneaux horaires dans l’aéroport auront toujours la priorité en matière de décollage et d’atterrissage. Une véritable galère pour les avions civiles, obligés de voler en cercle pour attendre leur autorisation d’atterrir.  Ils  brûlent ainsi des tonnes de fioul  en cas de forte hausse du trafic chez les militaires. Ces perturbations peuvent entrainer des retards de vols et par la même occasion des amendes énormes pour les compagnies ariennes fautives. Une source de la cellule de communication de l’Aibd a réagi par rapport ces révélations niant la construction d’une nouvelle piste mais avoue que l’aéroport reçoit beaucoup de vols militaires, ce qui est encore pus grave.

 

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Boy Casa

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