Les inondations nous coûtent plus de 100 milliards par an

Au lendemain de son élection à la tête du Sénégal, le président Macky Sall a mis en place un programme ambitieux devant mettre un terme à jamais aux inondations dans le pays. Il s’agit du fameux Programme décennal de gestion des inondations (PDGI) étalée sur la période allant de 2012-2022. D’un montant de plus de 750 milliards de FCFA, soit l’équivalent de 107 milliards par an depuis 2012, le PDGI est articulé autour de quatre volets essentiels : l’amélioration de la connaissance des zones d’inondation, le relogement des populations sinistrées, la planification, l’aménagement des villes et un important aspect relatif au renforcement de la résilience des villes qui consiste entre autres, à réaliser des ouvrages de drainage d’eaux pluviales. Seulement voila, après plusieurs années de mis en œuvre, les résultats de ce programme qui a déjà englouti des milliards sont extrêmement décevants.


Malgré les travaux réalisés dans des quartiers de la capitale, très exposés aux inondations, dans le cadre du PDGI, les déluges se succèdent encore sans que les promesses de l’Etat d’aider les populations à retrouver une vie normale ne se réalisent. La preuve, la pluie qui s’est abattue dans le pays dans la nuit du 21 au 22 août paralyse aujourd’hui la circulation dans de nombreuses villes. Les dégâts matériels, non encore estimés, seront certainement considérablement au vue de la détresse des populations largement relayée dans les médias et réseaux sociaux. Pendant ce temps, le président de la République et ses ministres se la coulent douce comme si de rien n’était. Au fait, le Sénégal a toujours été confronté à des inondations récurrentes qui n’ont cessé d’impacter négativement les conditions de vie des populations. C’est presque la norme, le sale temps après la pluie. Les inondations des années 2000, notamment celles de 2005 dont les effets se font encore ressentir aujourd’hui dans certaines zones de la banlieue de Dakar, mais aussi celles de 2009 et 2012 ont eu des impacts très négatifs sur les conditions socio économiques des populations; des pertes en vies humaines ont été à déplorer ainsi que la destruction d’infrastructures.

 

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Boy Casa

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