Liberté de la presse : Le Sénégal gagne une place grâce au nouveau code de la presse

Ce classement qui évalue chaque année la situation du journalisme dans 180 pays et territoires révèle le déclenchement d’une mécanique de la peur très préjudiciable à l’exercice serein du journalisme.

L’ONG RSF (Reporters sans Frontières) a présenté le classement mondial de la liberté de la presse 2019 ce jeudi 18 Avril de 10 heures à 12heures à la case foyer du CESTI, centre d’études des sciences et techniques de l’information. RSF a pour objectif de protéger et de défendre les journalistes surtout les journalistes d’investigation. 

Parmi ces pays, il y en a certains qui ont régressé, d’autres ont par contre progressé comme la Gambie qui est un parfait exemple. Elle a progressé d’une cinquantaine de place cette année. Là-bas, la liberté de la presse est satisfaisante en ce moment par rapport aux temps où Yaya Jammeh était Président. 

Selon Pap SAINE, correspondant RSF en Gambie  » La liberté de la presse a connu un immense progrès depuis que Adama Baro a pris le pouvoir car les journalistes sont libres de divulguer toutes les informations qu’ils veulent partager avec la société. Par contre, pendant le régime de Yaya Jammeh, les journalistes étaient trop privés de leur liberté, ils n’avaient même pas la possibilité de couvrir les activités de l’opposition. Et par risque d’être menacés de mort ou d’être blessés, à 21heures ils se précipitaient tous de rejoindre leur domicile. Mais maintenant, grâce au Président Barrow, cette horreur n’y est plus Alhamndoulilah Dieu Merci »

Contrairement à la Gambie, la Mauritanie et pas mal de pays sont très en retard, c’est-à-dire ont régressé, selon Assane Diagne, le directeur du bureau Afrique de l’ouest de RSF. Ce dernier rajoute qu’après avoir étudié le classement, ils ont constaté que pratiquer le journalisme d’investigation est devenu très dangereux et difficile en Afrique surtout en période d’élections, on voit souvent des arrestations de journalistes. 

Pour ce qui est de la place du Sénégal : « il est 49ème dans le classement-ci, il a gagné une toute petite place parce qu’il était 50ème dans le classement précédent. S’agissant de ce classement, l’élément principal d’explication que nous avons c’est le nouveau code de la presse. En plus on a noté moins d’exactions sur les journalistes. Aussi, l’environnement de la presse ne s’est pas nettement amélioré mais en tout cas on n’a pas noté d’exactions », poursuit le directeur Afrique de l’Ouest de RSF.

Malgré d’énormes efforts consentis, beaucoup de défis restent à relever pour un journalisme de qualité, dans ce cas, le Sénégal doit beaucoup s’améliorer. Assane Diagne explique comment faire pour se mettre sur la voie : « On doit se baser sur deux points, en premier lieu faire de sorte qu’on n’emprisonne plus de journalistes pour délit de diffamation, il est vrai qu’il n’existe pas au Sénégal. Mais si on l’insère et l’adopte dans le cadre juridique, ça peut nous permettre d’atteindre un certain niveau.  En deuxième lieu, on doit tout faire pour avoir une loi d’accès universel à l’information comme certains pays africains (la Côte d’Ivoire, le Ghana). Si on réussit ces deux aspects, le Sénégal peut avoir une meilleure image dans le classement de la liberté de la presse » 

C’est sur ces maux que la conférence de présentation du classement 2019 de la liberté de la presse a pris fin. 

 

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Nafissa

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One Comment

  • Bonne continuation soeurette le meilleur reste à venir💓🖖 tu fais notre fierté

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